Le printemps et sa poésie photographique

Exprimer la printemps et la poesie - Autrement qu'avec la parole

Pour moi le printemps rime avec poésie et avec la vie qui reprend à son rythme . 

Ce sentiment qui m’empare, qui m’enivre,  comme une danse folle avec son amoureux(se), oui il fait tourner la tête.  Oh ça donne envie de danser tiens ! La saison de l’amour arrive !

Le printemps, comme les autres saisons, annonce des changements, dans la nature, la foret, le minéral, le ciel etc… Bientôt l’équinoxe de printemps qui célèbre le renouveau de la vie, de la terre et de la jeunesse. 

poesie en image, Volga, Amérique du sud

Beaucoup d’artistes ont été inspiré par le Printemps, on peut retrouver Gustav Klimt et sa revue Ver Sacrum mais aussi Victor Hugo qui nous réconforte avec son poème Éternels Éclairs ;

” on y retrouve les oiseaux qui palpitent au fond des bois tièdes et calmes, les arbres verts joyeux d’être ensemble, le jour qui naît couronné d’une aube encore fraîche, le soir plein d’amour… et on croit entendre à travers l’ombre immense… quelque chose d’heureux de chanter dans l’infini. “

Il donne envie de retrouver la forêt et ses couleurs changeantes, les oiseaux qui chantent de nouveau, se promener aux lueurs du soleil, d’oisiveté imposé et de jours rallongés.

Il fait renaitre les étincelles dans mon cœur,  n’est ce pas à ce moment là que l’on (re) devient des poètes, ou que le printemps des poètes commence ? Que de nouvelles portes s’ouvrent ?

Celui des écrivains a commencé le 13 mars.

Inspiration du désir, avec comme auteure de l’affiche de la 23ème édition, Sarah Moon, une photographe française qui dit 

“Ma photographie est une réaction : je ne cherche pas à dire, je cherche à voir”

Je vous invite à découvrir son oeuvre qui est d’une poesie et délicatesse intense !

poesie en image, Volga, Amérique du sud

Je n’ai pas choisi le métier de photographe, on pourrait dire qu’il s’est imposé à moi comme une évidence. J’aime immortaliser ce qui se passe sous mes yeux. La photographie me permet de partager ma réalité, mon frisson avec les autres sans passer par la case mot ; sans dire, c’est ici que je rejoins Sarah Moon. Je marque le présent et le passé autrement qu’avec la parole. 

poesie en image, Volga, Amérique du sud
poesie en image, Volga, Amérique du sud

L'imprévu ! Ryme t'il avec poesie ?

Mon appareil en main, je suis souvent sur les chemins qui m’emmènent dans la nature, dans la foret. J’aime ne pas savoir, être dans l’imprévu. Pas simple de laisser toute trace de contrôle et se aller ou le vent nous mène. Pour moi l’imprévisible comme valeur ajoutée au visible, donne une dimension artistique à mon travail, qui prend tout son sens. 

Cette saison me surprend toujours, j’aime le printemps qui donne de la douceur, après les hivers parfois rudes. Tout change de nouveau un paysage que j’ai vu en hiver la dernière fois me semble être un tout nouvel espace au printemps. Tout à changé et pour autant tout est toujours semblable. Il remet de la poésie dans la nature ou de la nature dans la poésie ? Vous avez 3 heures  🙂

poesie en image, Volga, Amérique du sud

En parlant d’imprévu, 

J’ai réalisé une série d’image (celles qui illustrent cet article)  il y a quelques années déjà, c’était au printemps, lors d’un voyage de trois mois en Amérique du Sud sac à dos avec mon amoureux. L’époque ou nous pouvions franchir les frontières ou nous étions jeunes et inscousciants, et surtout sans enfants… Vous la sentez la nostalgie 🙂 Toutes les prises ont été faites au Holga, vous connaissez ? un appareil photo argentique moyen format ultra léger ! (qui  a comme règles : ne pas réfléchir, ne pas se préoccuper des règles, ni de la technique surtout de la technique après deux années intenses à l’ecole de l’image les Gobelins) il ne demande aucun réglage, aucun travail de prise de vue, à part celui de mon œil et de mon coeur, même le cadrage est incertain sans une visée reflex, connu aux appareils photo d’aujourd’hui. Bref j’adore l’idée et le résultat que je vous partage !

L’argentique a cette magie du mystère fascinant et incontrôlable au moment du rendu. 

On peut rire ou pleurer, parfois les deux en même temps. Il ramène à la notion du temps, temps suspendu, temps entre la prise de vue et celui ou enfin la photographie papier se retrouve entre nos mains, déjà passée par plusieurs procédés. 

Ici vous trouverez quelques images, que certains définiront de classiques et dans mon cas, d’images qui marquent ma vie, puisqu’elles se connectent aux émotions, aux souvenirs, entre voir, savoir et mémoire. 

J’ai hâte de vous rencontrer et vous offrir de belles images !

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Co-écrit avec stéphanie saez

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